Cette année le tirage au sort a favorisé la réserve faunique de Portneuf.
Après avoir étudié les cartes topo , une montagne haute en altitude avec plusieurs bûchés, zones de repos et forêt mélangées avait attiré mon attention.
Le jour j arriva et après un périple de quelques heures, nous voici dans cette zone. La chasse commençant seulement le lendemain, nous partîmes en pick-up explorés et voir l’activité sur le territoire. Ma prévision était bonne et beaucoup d’activités se passaient sur la montagne. Gros point négatif, le buck mature que je visais avait été abattu 2 semaines auparavant.
1 Jour
L’avant-midi fut relativement tranquille sans réponse et indice de présence à proximité du premier bûché . J’en profité donc pour explorer une patch de bois mélangé. Le soir venu, une vieille blessure à la jambe refit surface et je ne pu retourner là-haut. Donc, je me suis dirigé vers un jeune buché en bordure de lac mais sans grande conviction.
Jour 2
Après une bonne nuit de sommeil (il faut dire que la nuit auparavant avait été très courte pour ne pas dire inexistante) et quelques étirements, ma jambe semblait aller mieux. Je repartis donc sur cette montagne. Chassant avec mon cousin, je lançai mes premiers appels de femelle en chaleur. Après un km, changement de stratégie. Je commençai à faire la femelle non-réceptive suivi du mâle insistant. Après quelques centaines de mètres , un craquement se fit entendre. Je demandai à mon cousin de rester près du chemin et je me reculai dans le bûché pour faire une séance de buck avec rattling. Après 5 min environ, le buck lâcha deux rots et était maintenant à quelques centaines de pieds du tireur. Soudain sans trop comprendre encore pourquoi, le buck retourna en courant dans la plantation. Après s’être remis de cette déception, la décision fût prise d’essayer de le contourné par la montagne de mélangé. Nous partîmes vers cette montagne avec espoir et un peu de regrets . Le bois mélangé étant plutôt propre la progression se fit rapidement. Quelques 1500 mètres plus loin dans le bois, je recommençai la même séance qui m’avait fait obtenir une réponse. Soudain, un gros craquement provenant de la plantation se fit entendre. Je fis donc encore le buck et un peu de rattling.
L’APPARITION :
Après seulement quelques rots de buck, « il faut que j’explique le topo, nous étions sur un plateau en bordure de la plantation . Une légère pente précédait cette plantation » Un panache apparût et soudain dans toute sa splendeur, un magnifique buck mature avança vers nous. Il était à environ 60 pieds de nous lorsque mon cousin fit feu. La bête atteint mortellement fit demi-tour et retourna dans la plantation.
Après quelques minutes en silence, l’explosion de joie résonna dans toute la montagne 9:00 pile. Une courte recherche nous conduit à notre bête. L’éviscération fut complétée assez rapidement. Nous dûmes nous résoudre à sortir cette bête en quartier à bras sur quelques 1000 pieds à l’aide d’un brancard, dans un enchevêtrement de vieilles souches et de boues .
De retour au chalet exténué mais fier de cette réussite. Nous avons mangé un bon souper et le sommeil nous rattrapa assez rapidement. Le retour à la maison se fit sans pépin et après un arrêt chez le boucher, celui-ci confirma que nous avions un beau gros buck de 812 lbs en quartier sans pattes. Le panache mesure 45 pouces.
Notre groupe est maintenant 2/3 avec la récolte d’un autre buck de 42 pouces l’année dernière.
