Malgré un début de semaine un peu décevant, beaucoup de pluie et de vent et très peu de signes frais de présence des orignaux.
Vers le milieu de la semaine, avec le refroidissement sont apparues les premières pistes fraiches. Principalement des passages de nuit.
Mercredi un de nos compagnons de chasse «Serge», en prospectant le vieux bûché près de sa saline a vu de loin une femelle et son veau, mais n'a pas réussi à les approcher suffisamment pour décocher un tir à l'arc.
Jeudi en fin de journée, un autre membre du groupe «Robert», a aussi vu une femelle mais à une distance estimée à 45 verges il a décidé de retenir son tir, bon choix, à l'arc un tir de 45 verges c'est vraiment loin.
Vendredi matin, notre dernier jour de chasse. En me dirigeant vers l'endroit où je voulais laisser mon pick-up pour ensuite prendre le sentier qui mène à un grand bûché de quelques années, j'ai aperçu une femelle dans un vieux chemin de bûché. Pour ne pas l'alerter, je laisse tourné le moteur du pick-up, je mets le frein de stationnement, je descends, ramasse mon arc dans la boîte du pick-up et me dirige vers la femelle mais je l'entends qui s'enfuit bien avant d'être à portée de tir. Après avoir stationné mon véhicule dans un endroit plus sécuritaire, je reprends la poursuite sur sa piste. Dans les heures qui ont suivi, je l'ai approché à quelques reprises, mais jamais suffisamment pour avoir une occasion de tir. J'ai perdu sa piste sur une butte de pruche, où le sol était très dur.
Vendredi, lors de la dernière période d'affut, la chance s'est présentée. Une belle femelle est passée au bon endroit au bon moment, et une flèche d'arbalète tirée à une distance de 15 mètres par Ginette mon épouse nous a donné la récolte tant espérée. Depuis ce temps, la madamme flotte encore sur un petit nuage. C'était son troisième orignal, les deux premiers étaient des bucks tirés à l'arc.

Michel