Bonjour
"OGM" la question soulevé par Gaston J et repris par M VanOak est intéressante, mais il y a quand même des réflexions complémentaires qu’il faut apporter….avant de se lancer dans un discours propagandiste.
Pour ce qui est du propos sur le Brassica-OGM, actuellement le Canola (Brassica napus), utilisé pour l’huile est un OGM. La modification en question est l’insertion du gène de Bt (une toxine bactérienne insecticide) dans le code du plant de Canola faisant en sorte que le plant est toxique pour les insectes qui le consomment…De plus, pour ceux qui l’ignore Bt (la bactérie vivante sécrétrice de toxine) est vaporisé à « outrance » dans certains régions du Québec pour contrer le virus du Nil (via le moustique) et la tordeuse d’épinettes, car Bt est homologué biopesticides (à très faible risque)…Super crierons certains on vient de donner une raclée aux moustiques et au virus du Nil avec un produit naturel, une bactérie inoffensive pour les mammifères,les oiseaux et les reptiles…ha bon et les moucheroles, les truites et les grenouilles elles vont manger quoi maintenant diront les autres ???...toujours un coté négatif à quelques part.
Pourtant, si je reviens au Canola-OGM, des milliers d’article montre les vertus positives de la consommation de l’huile de Canola. De plus la souche sauvage de canola le colza est au prises avec une toxine (acide erucique) qui fait en sorte que l’huile de colza ne peut pas être inséré dans l’alimentation humaine….encore là je pense que pour l’Acide érucique une manipulation génétique à due être nécessaire pour retirer l’expression de cette toxine.
Pour le Brassica à chevreuil, je dois dire que la famille des Brassicacae est une plante dont les croisements sont hyper facile à faire (de façon naturelle ou forcée) mais sans l’utilisation du génie génétique. Et de plus je peux « certifié » qu’ à voir à la vitesse où les sauterelles et les limaces le bouffent il ne contient sûrement pas un insecticides dans ces gènes…ni de fongicide car il est recommandé de faire des rotations aux 2 ans justement pour éviter les maladies fongiques.
Les OGM que l’on soit pour ou contre, ont du positif et du négatifs c’est indéniable. Moi personnellement je suis neutre à leur utilisation.
À l’époque lors de l’utilisation massive d’herbicide, insecticide, fongicide en quantité industrielle en milieu agricole…est-ce que les chasseurs se souciaient voire même se posaient la question à savoir si le cerfs ou les canards qu’il venaient de récolter avait pris une bonne gorgé d’atrazine dans un ruisseau tout près du champs ou s’il avait pris une bouché de 2-4 D dans le champs de luzerne d’à coté. Peut-être un faible pourcentage oui mais ca m’étonnerait pour la généralité.
Aujourdh’ui avec les pratiques culturales qui utilisent en très grande quantité les OGM (Maïs, Soya, canola surtout), qui ont pour la plupart des insertions de gènes exprimant des toxines spécifiques pour contrer certains insectes et champignons, résistances face à des maladies etc…utilisent donc beaucoup moins de pesticides pour obtenir des rendements qui sont essentiels dans ce monde...c’est dommage mais c’est ainsi….La culture biologique à l’échelle industrielle pour répondre aux besoins de la planète, j’en doute fort…et surtout du bilan positif sur l’environnement qui va s’en suivre, encore là des experts (NEUTRES) se penchent la dessus et aucun n’en est venu à des conclusions claires…
Mêmes que pour certains pays sous-développés, l’avenue des OGM est l’une des seules voie pour l’agriculture local, (résistance à la sècheresse, maladie, peu exigent en terme de fertilisation etc…). Et bientôt quand on va parler de biocarburants à outrance Youppi vont crier certains fini le pétrole!…et bien peut être mais ne faites pas l’autruche car le maïs utilisé sera un hyper OGM très riches en Amidon (pour augmenter le rendement de production d’éthanol) ou des canola très riches en lipides (pour générer plus de biodiesel…)…n’oubliez pas le rendement va faire toute la différence entre la viabilité d’un projet ou non…. dans ce cas est-ce un mal pour un bien ou un bien pour un mal….???
Il ne faut pas penser que les cultures d’OGM sont semer de n’importe quels façon dans l’environnement sans le moindre contrôle : Voici un extrait tiré de l’ARLA
Citer :
RÔLE DE L’AGENCE CANADIENNE D’INSPECTION DES ALIMENTS (ACIA)
http://www.ogm.gouv.qc.ca/regl_acia.htmlJ’ai mis certaines bribes d’info qui pourrait être plus pertinents pour la discussion
Au Canada, les plantes génétiquement modifiée (GM) doivent être approuvées par le Bureau de la biosécurité végétale (BBV) de l’ACIA, avant de pouvoir être introduites dans l’environnement. Le BBV évalue et autorise les essais au champ (pour les plantes GM), analyse le risque potentiel d’incidences environnementales, autorise et supervise les permis d’importation, la dissémination environnementale et l’enregistrement des variétés.
Au champ Le demandeur qui désire commercialiser une plante GM doit fournir au BBV une description complète et détaillée de l’organisme à être approuvé : ses caractéristiques, ses effets potentiels sur l’environnement, ses modalités d’utilisation et de traitement envisagées pour satisfaire les essais en milieux confinés.
Après analyse de ces renseignements, le BBV autorise éventuellement les essais au champ en milieux confinés. Ces essais comprennent entre autres l’isolement reproductif, la surveillance des lieux d’essais et les restrictions d’utilisation du sol après la récolte.
En 2005, 208 essais au champ ont été réalisés au Canada, dont seulement cinq au Québec. Pendant les essais, le BBV peut inspecter les parcelles d’essais et examiner l’ensemble des dossiers et des registres du demandeur. Si les essais en milieux confinés sont satisfaisants, le BBV évalue par la suite les risques potentiels de la plante GM sur l’environnement.
Dans l’environnementAvant de pouvoir être introduits en milieu ouvert, les OGM doivent obtenir une seconde autorisation. Le demandeur doit alors fournir au BBV des renseignements techniques détaillés permettant de caractériser l’OGM à être approuvé. Dans le cas d’une plante GM, le demandeur doit prouver par des protocoles expérimentaux qu’elle est sans danger pour l’environnement. Le BBV évalue les critères de sécurité suivants :
la plante GM ne se comporte pas comme une mauvaise herbe;
la plante GM ne disperse pas ses gènes vers d’autres espèces;
la plante GM ne peut devenir nuisible;
la plante GM n’a pas d’impact sur les organismes non visés;
la plante GM n’a pas d’impact sur la biodiversité.
Lorsque les résultats de l’analyse sont satisfaisants, une autorisation est accordée, avec ou sans condition, à des fins de « dissémination en milieux ouverts dans l’environnement ». À la suite de cette décision, la plante GM peut être cultivée à des fins de production et de commercialisation.
Finalement avant dernière réflexion concernant l’effet sur les cerfs, je me dis que si l’agriculture utilise des OGM c’est pour du rendement de culture et indirectement du rendement de croissance du bétail (plus de sucres, plus de protéines etc…) donc ne devrait pas rendre les animaux plus petits ca va un peu à l’encontre des rendements en agriculture (à moins que je me trompe). Des cerfs plus petits , vous le savez bien, peut être causé par une surabondance d’individu, une limite de support du milieu, un ratio débalancé (naissance tardive, cerf de petite taille) voire même des hiver plus cléments (pression sélective moins rigoureuse sur les petits individus qui sont moins adaptés au froid).
Voilà il y a encore matière à réflexion (évidemment), mais que vous soyez chasseur ou non, déjà au réveil le matin vous portez atteintes à l’environnement….s’agit juste d’êtres conscient de ces gestes et également de déterminer le meilleur des mondes pour nous satisfaire dans tout ça.