Tous contre un régistre Québécois des armes à feu
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[email protected]Monsieur le Ministre,
À la suite de l'interview que vous avez accordée à l'émission de Benoît Dutrizac le 3 décembre 2013, je trouve déplorable qu'en dépit des études scientifiques à l'effet contraire, vous continuez à promouvoir la mise-sur-pied d'un registre québécois des armes d'épaule. Vous avez également ordonné à la SQ de forcer les individus à enregistrer ces armes, ce qui est manifestement illégal.
À plusieurs occasions, le gouvernement fédéral a fait clairement savoir que l'enregistrement des armes d'épaule au Québec devait continuer à se faire sur une base volontaire et nous jugeons étonnant que vous ordonniez à la SQ d'aller ainsi à l'encontre de la loi.
Aucune preuve n'a été apportée suivant laquelle le défunt registre des armes d'épaule ait pu contribuer de quelque manière que ce soit à sauver des vies ou à résoudre des affaires criminelles. Il s'agit d'un gaspillage éhonté de fonds publics et je déplore personnellement que vous placiez de cette façon la SQ dans une situation où elle doit contrevenir à la loi.
Les faits sont pourtant clairs: les criminels n'enregistrent pas leurs armes et ce sont ces derniers qui commettent les crimes. Selon les études de la GRC, le taux d'homicides en ce qui concerne les possesseurs légitimes d'armes à feu ne représente que le tiers de celui qui vise ceux qui n'en possèdent pas.(.6 par 100 000 versus 1.85 par 100 000), Voilà les faits.
Vous n'avez pas les pouvoirs constitutionnels pour vous saisir d'un domaine de compétence fédérale comme la classification des armes à feu. Ce que vous proposez viole directement les dispositions de la Constitution canadienne.
Relativement à vos commentaires à propos du calibre .50, il suffit de vous mentionner qu'il s'agit d'un des projectiles les plus utilisés au Québec, notamment à la chasse, puisqu'il est celui qu'utilisent les chasseurs dans leurs armes à poudre noire. Il s'agit du même projectile qui est tiré par le .50 Barrett, lequel, devons-nous vous le rappeler, n'a jamais été impliqué dans quelque crime que ce soit au Canada.
Nous avons en vain tenté de vous rencontrer pour discuter de ces sujets. Vous nous affirmez par ailleurs que jamais vous n'avez rencontré les responsables la Coalition pour le contrôle des armes à feu bien que vous ayez été publiquement photographié avec sa présidente. Votre ministère a aussi refusé de soumettre notre pétition contenant 23 000 noms (8 000 provenant de votre comté).
Il s'agit là d'un accroc manifeste à la démocratie et un mépris évident à l'égard des 498 000 possesseurs d'armes à feu au Québec.
Vous pouvez être certain, monsieur le Ministre, que notre organisme sera extrêmement actif dans votre comté lors des prochaines élections provinciales et nous ferons en sorte que les possesseurs légitimes d'armes à feu qui y résident ne vous accordent aucun appui.
Soyez certain que nous avons les moyens et les ressources de mener une campagne efficace contre vous.
En attendant votre réponse, je vous pris d'agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de mes sentiments distingués.