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Touki, loin de moi l'idée de te traiter d'alarmiste et de démagogue... des mots que je n'ai pas utilisé et ce n'est ni même un "sens" dans mes phrases. J'ai écrit ce que j'ai écrit de manière respectueuse et libre à toi de te sentir visé, ce n'était pas mon intention, mais c'est ton droit. Je t'offre tout de même mes excuses si tu t'es senti visé. Reste que quand on écrit sur un forum, il faut s'attendre à ce que ses écrits puissent être cités et repris par d'autres dans la discussion. Je soulignais simplement qu'il va falloir user de rigueur lorsqu'on citera des éléments ressortis du Sommet car elles sont pleines de sens et si elles sont déformées (sans le faire exprès), elle peuvent donner un tout autre sens. (ajout à mon intervention) Je suis en parfait accord avec ton opinion. Tu me corrigeras si je me trompe de sens. Mais oui, je suis également contre la privatisation du patrimoine public québécois. Bien entendu, le développement de certains services en forêt publique passe par des entreprises privées. Mais l'accessibilité de la forêt aux québécois ne doit pas en souffrir. Il y a actuellement un réseau de réserve, de pourvoirie, de Zec, de terres publiques et selon moi il existe un certain équilibre entre-eux. Par équilibre, je veux dire qu'on a appris à vivre avec ce réseau (chacun a appris à vivre avec son voisin) et que tout changement risque de briser cet équilibre. Les cies forestières sont également très présentes sur le terrain c'est évident. Lorsqu'on parle de doubler la valeur des ressources tirées de la forêt, ça ne veut pas dire doubler chaque ressource qu'on en tire. Un des gain que nous avons fait au Sommet en tant que Secteur, c'est que la forêt est désormais vue comme un tout. Ce qui fait que cette valeur doit être regardée de manière globale et non plus sectorielle (forêt, faune, récréation, etc...). Ainsi, bien entendu, il y a certainement encore de la place à augmenter la valeur des retombées dûes à la faune. Doubler? Je ne crois pas mais il y a probablement quelque chose à faire. Ont peut également penser que les produits forestiers non ligneux (champignons, fruits sauvages, herbes, etc..) qui sont encore très marginaux pourront prendre de l'ampleur dans un proche avenir. D'autres activités pourront être offerts en saison creuse par les divers territoire... depuis la fin des années 80, on a vu l'avènement du concept de "villégiature". Il y a certainement encore un peu de choses à aller chercher là-dedans. Du côté forestier, là c'est important. En fait, beaucoup de discussion du Sommet y ont fait référence. Faire plus avec ce qu'on a. Plusieurs ont mentionné que l'ère du 2X4 était révolu car on a plus aucun avantage comparatif à le produire maintenant. La valeur qu'on en tire est également très faible à comparer à ce qu'on pourrait faire en développant d'autres types de produits `^a valeur ajouté. On a grandement entendu parler d'une future politique de construction en bois dans les édifices publics. Ce n'est pas ça qui va faire la différence mais ça a valeur de symbole quant à la direction à prendre dans l'industrie. Il y a là un gros potentiel d'augmentation de valeur ajoutée. Donc, si on prend tout de manière globale, l'objectif de doubler la valeur des produits tirées de la forêt paraît plus évidente (fin de l'ajout).
Sur un autre front, le régime forestier, le mode d'attribution des terres et la politicaillerie mêlés ensembles ne donnent pas toujours de quoi de bon et je partage habituellement le pessimisme que plusieurs ressentent ici. Toutefois, pour en rassurer plus d'un, je peux témoigner que l'esprit de corps constaté dans le comité faune et récréo me réjouit grandement. Et même si chaque organisme défend des intérêts qui leur sont propre, NOUS avons tous parlé d'une seule voix! Et juste ÇA c'est une maudite belle réalisation! Que ce soit FPQ, FQGZ, FTGQ, FQSA, STAQ, SÉPAQ, association des pilotes de brousse, les spéléo, les marcheurs, etc..... ce Sommet a formé une famille. Vous auriez dû voir la dynamique qui règnait mardi soir après les activités du Sommet, lors de la rencontre de bilan de la première journée dans la suite du comité Faune et Récréation. Historiquement ces divers organismes fauniques ont collaboré mais de manière plus ponctuelle. Bien entendu, tout le monde continuera de travailler sur ses propres dossiers mais la relation ne sera plus la même et ce pour le bien de tous. En forêt, il ne faut surtout pas oublier qu'il y a une place pour tous... que ce soit pourvoiries, zec, réserve, trappeur, pêcheur, marcheur, forestier, autochtone, cueilleur, photographe, touriste, chasseur, mettez-en. Il faudra se parler pour que ce soit effectivement le cas et ce comité faune et récréation et le Sommet est l'amorce de cela.
Pour dissipper tout doute à mon endroit concernant "mes" intérêts dans le dossier, j'y représentait la FQSA, Fédération québécoise pour le saumon atlantique, qui rassemble les intérêts des pêcheurs de saumon, de gestionnaires de rivière à saumon (Zec, Réserve, Pourvoirie). Le "territoire" d'une rivière à saumon, c'est... la rivière. En passant, j'intervient ici à titre privé et ceci n'est en rien une intervention officielle de la FQSA. Je ferai mon rapport à la Fédé et elle fera les déclaration qu'elle juge bon de faire. Je veux simplement témoigner de mon expérience personnelle au Sommet et apporter ma contribution à la communauté des chasseurs de chevreuil.
JJ Van Oak, j'aime bien ce dicton qui dit que l'enfer est pavé de bonnes intentions... car il nous averti de garder les yeux ouverts et de continuer à voir à nos intérêts. Comme toi, je veux laisser la chance au Sommet et ses conclusions de faire ses preuves. Toutefois, je tiens à dire que malgré les discussions et déclarations publiques, il faudra demeurer vigilants pour s'assurer que les botines suivent les babines... que ces déclarations se traduisent en action.
Le défi pour nos organisations est de pouvoir assumer les responsabilités qui nous incombent désormais, c'est-à-dire faire notre part du travail en participant activement aux discussion et négociation qui auront invariablement lieu tôt ou tard dans la mise en application des concensus du Sommet et enfin dans les discussions qui auront lieux avec nos "nouveaux" partenaires forestiers sur nos territoires respectifs. Le gros du problème réside dans le fait que beaucoup de ces organismes sont formés de bénévoles qui ont déjà travail et famille à s'occuper avant ces considérations et le manque de connaissance des dossiers forestiers. Il devra donc inévitablement y avoir des gens engagés pour s'occuper de ces dossiers. La FPQ, certaines ZECs et la SÉPAQ ont déjà ce genre d'équipe (ingénieurs forestiers et biologistes) pour négocier avec les forestiers. Il faudra donc trouver le moyen pour que les autres organisations puissent avoir accès à ce genre de ressource.
Dernière édition par macpes le Jeu Déc 13, 2007 11:53 am, édité 2 fois.
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