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Voici ce que la loi dit maintenant à ce sujet et voici la réaction en 2004
''N'oubliez pas de renouveler votre permis avant sa date d'expiration; c'est votre responsabilité. Si votre permis a expiré, une amnistie peut vous protéger des peines en vertu du Code criminel applicables à la possession d'une carabine ou d'un fusil de chasse sans restriction sans être titulaire d'un permis valide, et ce, jusqu'au 17 mai 2008. Toutefois, évitez de faire face aux complications et conséquences possibles liées au renouvellement tardif de votre permis. ''
''Renouvellement de permis
Les permis d’armes à feu pour les particuliers de 18 ans et plus sont renouvelables tous les cinq ans et doivent être maintenus valides par toute personne qui utilise des armes à feu. Règle générale, seuls les particuliers qui ont au moins une arme à feu enregistrée à leur nom peuvent renouveler un permis de possession seulement (PPS). Cependant, cette exigence ne s’applique pas aux Autochtones qui ont obtenu un PPS en vertu du Règlement d’adaptation visant les armes à feu des peuples autochtones du Canada. ''
Voici quelques-uns des avantages de renouveler votre permis avant sa date d'expiration :
Vous pouvez renouveler votre permis de possession seulement (PPS). (Le PPS est uniquement offert en guise de renouvellement d'un permis existant. Si vous ne renouvelez pas votre PPS à temps et que vous voulez continuer à posséder ou utiliser des armes à feu, vous devrez présenter une demande de permis de possession et d'acquisition (PPA) et vous conformer aux exigences en matière de formation de sécurité.)
Vous pouvez utiliser le formulaire de renouvellement simplifié, plutôt que le formulaire long destiné aux particuliers qui n'ont jamais eu de permis ou à ceux dont le permis est expiré.
Vous éviterez le risque de révocation de vos certificats d'enregistrement et de perte de vos privilèges de droits acquis pour toute arme à feu prohibée que vous possédez.
Vous éviterez le risque de pénalités liées à la possession illégale d'une arme à feu.
''Eh oui les amis si vous avez une arme chez vous et que votre carte n'est pas renouvelé à temps vous êtes des criminels.'' ''Mais on a peut-être droits à une amnistie''
Voici ce que la FQF à dit à propos des omissions pour le certificat
Nouvelles et communiques
La Loi sur les armes à feu continuera-t-elle à «criminaliser» les particuliers (22/11/04)
La Loi sur les armes à feu du gouvernement fédéral continuera-t-elle à «criminaliser» les particuliers qui n'ont pas rempli leurs papiers à temps?
Québec, le 22 novembre 2004 ¿ Le rapport sur les consultations effectuées par le Centre des armes à feu Canada au sujet de la Loi sur les armes à feu semble oublier un aspect important de la loi: la « criminalisation » des particuliers qui auraient négligé de remplir à temps ou adéquatement les documents administratifs requis par la Loi.
Cet irritant a pourtant été relevé par les délégués de la Fédération québécoise de la faune (FQF) et d¿Info Sécure (filiale en éducation de la FQF) lors des consultations organisées pour les représentants des utilisateurs d'armes à feu, en octobre 2003. Malgré l'assentiment des autres intervenants présents ¿ représentants des clubs de tir, des associations de propriétaires, des entreprises d'armes à feu et des organismes provinciaux de chasse et de protection de la faune ¿ la recommandation du comité n'apparaît pas au rapport publié cet automne. Le comité souhaitait changer la réglementation de manière à décriminaliser les infractions techniques telles que le non-renouvellement du permis de possession et acquisition d¿arme à feu dans les temps prescrits ou le défaut d'avoir en sa possession les certificats d'enregistrement d'armes à feu.
Il n'est pas dans l'intérêt de la justice de traiter au criminel de telles infractions qui relèvent plus de manquements administratifs que de réels risques pour la sécurité des citoyens. En effet, le défaut d'un citoyen honnête de produire ou de renouveler des documents administratifs n'a rien de comparable avec le commerce ou la possession illicite d'armes à feu que l'on cherche à combattre. Non seulement cela accapare-t-il des ressources de l'appareil judiciaire qui pourraient être consacrées à la lutte au crime, mais cela envoie un mauvais message aux citoyens qui utilisent, en toute légitimité, des armes à feu : à savoir qu'ils sont sous surveillance étroite et qu'ils doivent se rapporter aux autorités comme des criminels potentiels. N'oublions pas les conséquences démesurées que représente une condamnation au criminel pour l'utilisateur d'une arme à feu dont le seul tort aura été de négliger de porter au calendrier le renouvellement de ses papiers ou qui serait victime de la confusion entraînée par les multiples démarches administratives qu'on lui impose : certificats de réussite des cours préalables aux permis, permis de possession et
acquisition, autorisations de cession, enregistrement associé à chaque arme, certificats et permis provinciaux pour les chasseurs, etc.
Tous les membres du comité représentant les utilisateurs d'armes à feu partageaient cet avis. Bien que les représentants du Centre des armes à feu Canada aient évoqué le pouvoir des policiers d'interpréter correctement le règlement afin d'éviter les abus, les participants à ces ateliers préféraient tout de même voir la réglementation modifiée afin de décriminaliser ce type d'infraction. Il leur semblait inapproprié de faire porter cette charge supplémentaire aux corps policiers (soit d'évaluer la pertinence de poursuivre au criminel une infraction technique), lesquels n'appliquent déjà pas les mêmes standards de surveillance des utilisateurs d'armes à feu d'une province à l'autre.
La décriminalisation des infractions techniques, telle que proposée, n'affecte en rien la rigueur du Programme canadien des armes à feu ou la responsabilisation des propriétaires. Elle vise seulement à accorder, en toute justice, la valeur de la peine à celle de l'infraction, laquelle touchera essentiellement des citoyens honnêtes qui ont déjà pris la peine d'obtenir un permis ou de faire enregistrer leurs armes... démarches qu'ils auront peut-être omis de compléter avant d'être entièrement « en règle », mais qui démontrent quand même leur bonne foi.
Rappelons également que la Fédération québécoise de la faune, représentante de quelque 700 000 chasseurs québécois actifs, ne s'oppose pas à des mesures de contrôle raisonnables telle que le permis de possession et acquisition. Elle questionne cependant la pertinence de consacrer toujours plus de ressources à des mesures supplémentaires destinées à encadrer inutilement une population qui a, par l'obtention du certificat fédéral, déjà été jugée apte, responsable et correctement formée dans l'utilisation sécuritaire et légale des armes à feu.
Nous espérons que les autorités réagiront à ce rappel à temps pour que ces changements soient apportés à l'actuel projet de modification de la Loi sur les armes à feu.
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