Bonjour,
Vous pouvez prendre connaissance de la position de la FQF sur le sujet de la privatisation de la gestion des reserves fauniques, en lisant le communiqué suivant.
Michel
Communiqué
Pour diffusion immédiate
RÉSERVES FAUNIQUES :
LE DROIT DES CITOYENS QUÉBÉCOIS BAFOUÉ
Québec, le 11 décembre 2007 – Alors que le 28 novembre dernier, la Fédération québécoise de la faune (FQF) exigeait de Québec le maintien de l’intégralité du réseau des réserves fauniques, ce fleuron du patrimoine naturel des Québécois, le gouvernement profite présentement de l’attention portée au Sommet sur l’avenir du secteur forestier pour dilapider un bien collectif, et ce, sans consulter les principaux intéressés, les clientèles (les citoyens québécois).
Dans un récent communiqué sur l’intégralité du réseau des réserves fauniques, la FQF a exigé du gouvernement le maintien du réseau, la gestion de ce réseau uniquement par la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq), ainsi que l’accessibilité et l’équité d’accès aux réserves. La Fédération a également pressé le gouvernement de régler le dossier des individus autochtones dont les actions vont à l’encontre des droits des citoyens. Elle a tenu à rappeler la notion de « bien collectif » que représentent les réserves fauniques, celles-ci appartenant à tous les Québécois, peu importe leur lieu de résidence.
Or, le gouvernement a passé outre aux recommandations de la FQF, puisqu’il s’apprête à remettre la réserve Dunière, un bien collectif, à un gestionnaire privé. « Non seulement Québec ne fait rien afin de régler le dossier des autochtones à l’intérieur des réserves, mais le gouvernement fait fi des citoyens et dilapide un bien collectif. Et nous ne parlons pas seulement de Dunière, confie M. Alain Gagnon, président de la FQF. Le cas de cette réserve n’est pas un cas isolé, puisque pour solutionner un problème autochtone dans le secteur Baldwin, le gouvernement cède le territoire et la gestion d’une portion de la réserve Chics Chocs. Il s’agit de précédents dangereux et inacceptables, et cela va porter atteinte à ce réseau. Au risque de me répéter, je réitère, au nom des chasseurs et des pêcheurs du Québec, qu’un réseau de réserves fauniques en santé est nécessaire pour offrir et maintenir durablement les meilleures conditions d’accessibilité au territoire, au réseau routier, des installations d’hébergement, de la protection des habitats et du patrimoine faunique. »
La FQF dénonce la façon dont le gouvernement se comporte depuis quelque temps, alors qu'il se sert du capital naturel appartenant à tous les Québécois pour gonfler son capital politique. Ni la FQF, ni la « Table nationale de la faune » officialisée récemment par le ministre Béchard, n’ont été consultées à ce sujet. La Fédération dénonce cette attitude antidémocratique du gouvernement. « Comment se fait-il que le gouvernement ne consulte pas les clientèles ? », rajoute M. Gagnon.
D’ailleurs, il est clairement indiqué sur le site officiel du gouvernement du Québec, Portail Québec, que « au Québec, la faune constitue un bien collectif. C’est donc à l’État que revient le rôle de gardien de cette ressource naturelle.»1 « Le Québec est également reconnu pour son système politique démocratique. Son économie diversifiée repose sur d’innombrables ressources naturelles ».2
La FQF est un organisme sans but lucratif, qui a vu le jour en 1946. Sa mission est de contribuer, dans le respect de la faune et de ses habitats, à la gestion, au développement et à la perpétuation de la chasse et de la pêche comme activités traditionnelles, patrimoniales et sportives.
1
http://www.gouv.qc.ca/portail/quebec/pg ... imat.faune
2
http://www.gouv.qc.ca/portail/quebec/pg ... d=portrait
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Source : Geneviève Clavet
Responsable des relations publiques
Fédération québécoise de la faune
Tél. : (418) 626-6858 / 1 888 LAFAUNE
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