Louis Gagnon a écrit :
Je vais aborder le sujet de manière différente, possiblement que plus de chasseur comprendrons certains concepts et des individus comme Samuel ou autres verront l'image générale différente, enfin je l'espère.
QDM vient des États-Unis et veux dire Quality Deer Management. Jusque là pas de nouveau. En français, on pourrait dire une gestion pour avoir des chevreuils de meilleur qualité.
Ceux qui prônent vivre et laisser vivre doivent comprendre que lorsqu'on fait un activité relié au prélévement de la ressource, ce n'est pas comme jouer aux Quilles ou aller magasiner. On est pas dans un concept fermé d'usine.
On prélève quelque chose de renouvelable oui mais à un rythme qui n'est pas stable et qui est directement relié à plusieurs composantes qui varient elles aussi. La rigueur de l'hiver, le cycle des prédateurs, la rotation des cultures, l'âge des forêts, les perturbations naturelles des forêts, le niveau de pluie en été, la pression de chasse etc.... la liste est presque infinie. C'est un peu comme ajuster les couleurs sur une image, on donne un peu de rouge, on baisse les bleus, on ajuste la luminosité, les contrastes etc mais à chaque fois que tu touches une variable, tu dois ou peux retoucher les autres car elles sont toutes interreliées. Bref, ce n'est pas simple et encore moins simple avec la grandeur des zones que nous avons au Québec.
Deuxièment, les concepts de QDM touche beaucoup plus d'un point ou tous les chasseurs accrochent. QDM ne veut pas dire protéger les jeunes bucks à tout prix pour produire plus de gros buck pour les corneux. Ça c'est la définition des chasseurs que j'appelle trop paresseux pour apprendre, pour réfléchir et qui de toute manière vont souvent tuer un spike le samedi matin à 8h00. C,est parfait ainsi et c'est en plus une majorité de chasseurs. Je respect leur choix. Je ne le comprend pas mais je le respect. Ce que je n'accepte pas ce sont des gens qui abaissent une philosophie, des idées, des notions mais qui ne prennent pas la peine de la comprendre, de l'analyser etc... C'est là que arrive avec des post comme celui-ci qui sont écrits par un chasseur qui n'explique rien, qui remanie les mêmes phrases de manière différentes et qui englobe tout et tous dans le même panier. Je comprendrais ce chasseur si c'était de la politique mais ce n'est pas ça.
QDM est un concept très large et malléable selon la population de chevreuil en place ou selon la population de chevreuil qui t'intéresse de changer. Ça peut effectivement être d'imposer une loi du trois pointes, du 4 pointes ou encore plus si tu fais parti d'un groupe très sélect de chasseurs aux mêmes objectifs et avec assez grands de territoire. Ça peut être de simplement mettre des barêmes restrictifs pour faire augmenter une population de chevreuil à la capicité de support du milieu, ça peut être d'avoir un ratio mâle-femme mieux équilibré qui se rapproche des populations de chevreuils naturels sans grande pression de chasse. Les objectifs finaux peuvent varier beaucoup selon la pression de chasse, la densité de population de chevreuil, les autres groupes de gens qui sont touchés directement ou indirectement par peu ou beaucoup de chevreuils ( les chasseurs, UPA, SAAQ etc) . C'est sans fin. Il suffit de fixer un objectif et prendre les mesures qui s'imposent.
Chaque geste que les gestionnaires posent à une incidence sur le cheptel et peut avoir aussi une incidence sur les chasseurs donc sur l'économie. Heureusement, la majorité des modèles de gestion ont été testé sur des multitudes de grandeurs de terrains, de type de climats etc, les biologistes actuellement en place ont les compétences, les données et les exemples pour décider et aller de l'avant avec la majorité des décisions de gestion du chevreuil. La littérature scientifique est débordante au point qu'actuellement les budgets de recherche sur le chevreuil et sa gestion pure sont pratiquement nuls à la grandeur de l'Amérique du Nord. On aime mieux consacrer l'argent sur des dossiers plus criants sur le chevreuil qui nécessitent des connaissances. Ça sert à rien de dire qu'Au Québec c'est différent. C'est du pareille au même. Du chevreuil c'est du chevreuil, de la pression de chasse c'est de la pression, de la forêt c'est de la forêt, de la neige c'est de la neige et je peux continuer ainsi à user mes doigts sur le clavier.
Je vais abréger car je sais que certains n'aiment pas les grands textes malheureusement. Actuellement au Québec, les décisions gouvernementales de gestion depuis 2008 environ ( réduire le cheptel), les hivers plus diffciles que la norme et la pression de chasse élevé par des chasseurs devenus efficaces sur des jeunes chevreuils ont fait que nous avons des problèmes importants pour une grande partie du cheptel chevreuil exception faite d'une partie du centre du Québec. Je pourrais écrire des pages d'exemple de chasseurs sérieux qui ramassent des observations depuis plus de 10 ans et vous seriex surpris de voir l'écart des populations de chevreuils actuelles et ceux d'avant 2008.
Ça fait quoi cela. Si la pression de chasse ( succès) ou les hivers diffcile se répètent à tous les deux ans, on s'en va vers un mur. Le chevreuil ne disparaitra pas mais on va revivre les années 70' . Les sceptiques n'ont qu'à faire le tour des posts pour s'en convaincre et comparer les posts d'aujourd'hui avec ceux de 2010-11-12 etc. Le chevreuil commence à ce faire rare sur de très grande surface de territoire et les femelles sans veau sont devenus la norme dans beaucoup de secteur.
Nous devrions mettre en place des normes pour diminuer soit le nombre de chasseurs dans beaucoup de zones ou soit le succès de chasse dans ces même zones. Diminuer la pression de chasse n'est pas tout. On peut avoir moins de chasseurs et autant de récolte. On veut diminuer la récolte sans enlever le plaisir de la chasse. de plus moins de chasseurs veut dire moins d'argent pour le gouvernement et le gouvernement c'est aussi nous. On veut retourner des sous dans les fonds consolidés du trésor québécois. C'est là où une loi qui permet à tous de chasser mais à moins de gens de prélever pour augmenter le nombre de mâle sur le terrain et ainsi augmenter le nombre de femelles accouplées lors de leur premier cycle de chaleur devient prioritaire. La loi du 3 pointes remblierait ces besoins pour quelques années. La population de chevreuil augmenterait un peu, le ratio mâle-femelle s'améliorerait un peu et nous perderions possiblement piur quelques années un certain nombre de chasseur. Nous allons perdre de toute manière ces chasseurs et ne corrigerons rien.
Rien faire en mettant toujours le blâme sur le dis des maudits corneux, des vedettes, des bien nantis etcs... c,est un peu comme continuer à dire que les changement climatique sont de la propagante... La propagante s'est l'inverse.
Très bon texte M. Gagnon
Je me demande si au lieu d'investir directement dans les poches du gouvernement par l'achat des permis ou autres.
Pourquoi le gouvernement ne redistribuerait les sommes investis dans les permis à des organismes de chaque région pour faire de l'aménagement spécifique pour tel ou tel espèce (faunique). Ces organismes verraient à rencontrer les propriétaires public et même privé afin de les convaincre à joindre les rangs. Ces organismes verraient eux même à l'aménagement avec le consentement des propriétaires des terres. Quand même qu'il n'adhèreraient pas tous, ca pourrait faire des petits et à la longue d'autres propriétaires embarqueraient probablement. De toute façon, il s'agirait d'améliorer les secteurs un peu partout. Peut-être qu'à partir de là après quelques années, les gens commenceraient à voir des dividendes.
Trop peu des sommes investis retournent directement à la faune présentement. Ils se servent de l'argent pour plusieurs causes autre que pour la faune et dans certain cas c'est plus ou moins louable, mais très peu de cet argent est réinvestis directement dans et pour la faune.