L’impact des conditions hivernales dépend donc de la condition physique de l’animal et des dépenses d’énergie
qui lui sont imposées. Ainsi, une rigoureuse tempête en fin d’hiver ou un
printemps tardif peut entraîner des
mortalités élevées. De 10 % à
plus de 40 % de la population meurt chaque hiver, dont plus particulièrement les faons. Malgré sa productivité élevée qui permet une croissance rapide,
la population de cerfs peut donc également décroître très rapidement en présence d’hivers difficiles.
La capacité de locomotion des cerfs est fortement influencée par les caractéristiques de la neige. Les
déplacements sont beaucoup plus faciles lorsque la neige supporte le poids de l’animal et une épaisseur de
neige « portante » donne accès à de la nourriture habituellement inaccessible. En contrepartie, les
déplacements sont exténuants dans une neige épaisse où l’animal s’enfonce. Depuis 1976, la durée de l’hiver
ainsi que des relevés d’épaisseur et d’enfoncement de la neige dans les ravages sont effectués régulièrement.
Ces données sur la rigueur de l’hiver sont enregistrées aux quatre stations de neige permanentes de la région.
Ces stations sont situées à proximité ou à l’intérieur des ravages de Grande-Rivière, d’Armagh, d’Armstrong et
de Kinnear’s Mills. L’enfoncement est mesuré grâce à un cylindre de métal appelé pénétromètre qui exerce une
pression équivalente à celle produite par la patte d’un cerf de poids moyen. Les valeurs d’épaisseur et
d’enfoncement dans la neige permettent de calculer un indicateur appelé « indice NIVA » qui reflète la rigueur
de l’hiver pour le cerf. Cet indice est évalué en jours-cm d’enfoncement.
À titre indicatif, de 1999 à 2003, la
moyenne provinciale des indices NIVA était de 3 822 jours-cm d’enfoncement.
Généralement, de fortes
mortalités sont observées au-delà de 100 jours à plus de 50 cm d’enfoncement soit, un indice NIVA de
5 000 jours-cm.Source PAFF un cerf
http://www.mffp.gouv.qc.ca/publications ... -guide.pdf